Juin 2023 – « L’intelligence artificielle » soutient les marchés

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Par

Sabahudin Softic

Fondé de pouvoir | Conseiller institutionnel

L’engouement créé par « l’intelligence artificielle », popularisée ces derniers mois par le fameux robot conversationnel « ChatGTP » donne une seconde vie aux sociétés technologiques américaines, ou du moins à leurs cours de bourse. Non pas que les sociétés technologiques étaient moribondes, mais après leur forte hausse durant la période « Covid » en 2020 et 2021, les cours de la plupart d’entre elles étaient en très fort déclin. Malgré leur récente hausse, les cours sont cependant pour la plupart encore très loin des plus hauts historiques atteints en 2021. En revanche, les gains boursiers pour certaines d’entre elles sur le seul mois de mai sont spectaculaires, ce qui ne garantit pas nécessairement la poursuite de la hausse. Petit florilège des performances en dollar sur le mois écoulé :

$AMD (Advanced Micro Devices Inc) +31.8%
$NVDA (NVIDIA Corporation) +30.9%
$AVGO (Broadcom Inc) +26.6%
$TSLA (Tesla Inc) +26%
$NFLX (Netflix Inc) +22%
$AMZN (Amazon.com Inc) +18.1%
$GOOGL (Alphabet Inc) +14.6%

C’est ainsi que malgré une contraction de la plupart des principaux marchés actions, le marché américain termine le mois dans le vert (+2,09%, en CHF, pour le S&P 500 Index, source Refinitiv) et permet même à l’indice monde de finir en territoire légèrement positif (+0,74%, en CHF, pour le MSCI World All Countries Index, source Refinitiv).

La Chine notamment n’en finit pas de décevoir (-6,75%, en CHF, pour le MSCI China Index, source Refinitiv) car sa très attendue reprise économique post Covid ne se matérialise toujours pas, ou du moins pas aux niveaux attendus. Ceci continue d’ailleurs de peser sur les cours des matières premières qui ont enregistré leur 7ème mois d’affilé de baisse (-4,19%, en CHF, pour le Rogers Commodity Index, source Refinitiv).


Cette forte décrue des cours des matières premières s’accompagne de la poursuite générale de la baisse des taux d’inflation. Ces derniers restent néanmoins encore très au-dessus des objectifs de 2% que se fixent les principales banques centrales. De plus, en parallèle à cela, les données macroéconomiques, aussi bien passées, au travers notamment des indices de croissance des PIB (produit intérieur brut), qu’avancés au travers notamment des indices PMI restent décevantes. Seules les données concernant l’emploi semblent encore tenir envers et contre tout.


Si les données économiques continuent de globalement se détériorer, les banques centrales seront poussées à arrêter, voire inverser le resserrement monétaire en cours et ainsi rajouter des pressions inflationnistes.

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